Comprendre

Alain de Solminihac fut évêque de Cahors de 1636 à 1659. Avec saint François de Sales et saint Vincent de Paul, il figure parmi les plus grands acteurs de la Réforme catholique dans le royaume de France au XVIIème s.

Proclamé rapidement vénérable, il fut béatifié par Jean-Paul II le 4 octobre 1981.

Cette icône de grand format (55x72 cm) est visible dans la cathédrale Saint-Etienne de Cahors dans le cadre de l'année de prière pour les vocations, ouverte le 18 juin 2017 par Mgr Camiade, évêque de Cahors, et se plaçant sous l'intercession du bienheureux Alain de Solminihac à l'occasion du 400ème anniversaire de son ordination sacerdotale.

Éléments symboliques de l’icône représentant le bienheureux Alain de Solminihac en train de confirmer trois jeunes qui portent des citations de l'évêque :

 

Le fond lumineux, en or qui est la couleur se rapprochant le plus de la lumière, représente la présence de Dieu. L’or symbolise le ruissellement de lumière divine en celui qui vit dans l’intimité de Dieu. Il est naturellement présent aussi sur le nimbe (l’auréole).

 

Les vêtements du "grand" jeune  : ils sont de la même couleur que ceux avec lesquels est traditionnellement représenté le Christ, signifiant la grâce sacramentelle de la confirmation qui "nous unit plus fermement au Christ" (Catéchisme de l’Eglise catholique), et rappelant que la Très Sainte Trinité demeure dans notre cœur depuis notre baptême. Le bleu symbolise la vie divine, le rouge l’humanité. Pour le Christ, c’est un manteau bleu posé sur une tunique rouge : Dieu a pleinement assumé notre humanité ; pour le jeune, ici, c’est un manteau rouge recouvrant une tunique bleue : notre humanité appelée à être configurée au Christ.

 

La représentation des éléments de décor, dans les icônes, est particulière et peut dérouter notre regard. Le bâtiment, notamment, est représenté d’une manière dépassant les lois naturelles. Cela a un sens symbolique. En effet, l’icône, nous donne de pénétrer dans l’autre réalité qu’est le Royaume des Cieux ; cette réalité ignore les lois naturelles de la perspective et de la pesanteur du monde présent, et nous montre ce qu’on appelle une « perspective inversée ». Le point de fuite n’est plus à l’arrière, mais à l’avant de l’image. Le regard du spectateur ne plonge plus dans l’image pour s’y noyer avec le point de fuite, mais ce sont les personnages qui viennent à lui. L’icône s’ouvre sur celui qui la regarde et l’invite à y entrer, s’il le désire ; rappel que Dieu vient à la rencontre des hommes en leur laissant la liberté de l’accueillir. On dit que ce n’est pas nous qui regardons une icône, c’est elle qui nous regarde. Tout comme Dieu nous a aimé le premier... Car la vocation profonde de l’icône, théologie en images, est d’expliciter le cœur de la révélation chrétienne, et de nous entraîner vers la contemplation et le dialogue avec Dieu.

Ici, le bâtiment (en haut à gauche) représente la cathédrale de Cahors, même s’il ne lui ressemble pas, car en iconographie on ne fait pas de réalisme : ce qui est représenté est une réalité "transfigurée". 
Le voile rouge tendu symbolise, en iconographie, que la scène se passe à l’intérieur de la cathédrale.

 

La montagne est fréquemment représentée dans les icônes car c’est le lieu où Dieu se révèle et vient parler à l’homme dans les Ecritures ; et c’est également le lieu où le Christ révèle le Royaume (le Sermon sur la montagne). Ici, Rocamadour est représentée au sommet de cette montagne, avec les mêmes caractéristiques que la cathédrale. 
On voit une petite grotte dans la montagne. Il y a souvent des cavités rocheuses obscures dans les icônes (notamment Nativité, Crucifixion, Résurrection) : elles expriment le "La lumière luit dans les ténèbres..." du prologue de l’évangile selon saint Jean (1, 5). Ces ténèbres symbolisent le monde enfoncé dans les ténèbres de la chute et du péché.

 

Les arbres dans les icônes symbolisent l’arbre de vie du paradis (c’est pourquoi le tronc est strié d’or) et, en même temps, l’arbre de la Croix. Ici, c’est de surcroît le chêne, arbre de Mambré qui abrita la visite des anges à Abraham (Genèse) : manifestation de la Trinité à Abraham qui offre l’hospitalité avec générosité à ces visiteurs, et accueille avec foi la promesse de Dieu.

Pour mieux connaître la vie et le beau rayonnement du bienheureux Alain de Solminihac, rendez-vous ici (site du diocèse de Cahors).

Prier

« Mes biens sont le patrimoine de Jésus-Christ et des pauvres qui sont ses membres »

 

« Soyons entre les mains de Dieu comme un enfant dans les bras de sa mère. »

 

« Quand Dieu permet qu’une croix nous arrive, recevons-là comme une grâce. »

« Une âme qui cherche vraiment Dieu est toujours joyeuse. »

 

« Nous devons regarder incessamment Jésus-Christ afin de l’imiter. Notre perfection consiste dans l’expression de cet exemplaire ; le plus grand bonheur des chrétiens gît à lui être semblable, cette ressemblance est le caractère des élus, et la marque des prédestinés… Or qu’est-ce qu’imiter Jésus-Christ ? C’est vivre de la vie de Jésus-Christ, c’est-à- dire, c’est tellement animé de sa vie et de son esprit, que nous ne fassions, ne disions et ne pensions que ce que Jésus-Christ veut. » 

« Nous ne devons pas nous amuser à vouloir ou à ne vouloir pas les événements, mais seulement nous abandonner sans réserve ni exception entre les mains paternelles de Dieu »

« Il n’y a point de meilleur moyen pour s’unir à Dieu que dans l’exercice de nos charges... À mesure que l’on est à sa charge (son devoir), à mesure on est à Dieu. » 

 

« Nous avons trois trésors dans l’Église : les tribulations, l’oraison et le Saint Sacrement ; les tribulations désemplissent de la créature et purifient l’amour-propre. l’oraison nous unit à Dieu, et le Saint Sacrement nous remplit de Dieu Lui-même ».

Phrases d’Alain de Solminihac tirées du livre de Raymond Darricau, Alain de Solminihac, évêque de Cahors.

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